J'veux juste poétiser la vie et immortaliser la Mort .

J'veux juste poétiser la vie et immortaliser la Mort .

Lookbook

Metempsychose Warholienne .

Le regard vide d'émotion, la grâce diffractée, l'ennui languide, la âleur consumée, la monstruosité raffinée, l'étonnement résolument passif, la connaissance secrète qui envoute, la joie diaprée, les topismes révélateurs, l'astuce du masque crayeux, l'allure légèrement slave, l'enfantine naïveté, le charme issu du desespoir, la désinvolture narcissique, la perfection dans le mystère, l'aura ténébreuse de voyageur, vaguement sinistre, la présence pâle, feutrée, magique, la maigreur... La peau albinos. Parcheminée. Reptilienne. Presque bleue... Les genoux noueux. Les cicatrices en carte routière. Les longs bras osseux, si blanc qu'ils paraissent chaulé. Les mains saisissantes. Les yeux en tête d'épingle. Les lèvres grisâtres. La chevelure blanc argent, hirsute douce et metallique. Les veines du coup saillantes autour de l'énorme pomme d'Adam.

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 11:59

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 16:07

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# Posté le samedi 28 mars 2009 14:51

Modifié le mardi 07 avril 2009 16:58

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Sensible . Triste . Egocentrique . Romantique . Lunatique . Trop gentille . Spontanée . Curieuse . Enthousiaste . Insouciante . Cache son émotivité . Ouverture d'esprit . Fragile . Nerveuse .
Je hais la routine , j'ai un besoin permanent de renouvellement . Je n'ai pas de passé et je refuse de me projeter dans l'avenir. Le fait de ne penser qu' à vivre la minute présente m' épargne bien des angoisses plus ou moins existentielles.

# Posté le jeudi 26 mars 2009 13:28

Modifié le mardi 07 avril 2009 15:43

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Suis-je censé m'expliquer ? Je me sens totallement débordée, et pourtant je n'ai rien à faire. Je commence à me préparer pour mon examen d'entrée à la cambre en stylisme. Ma mère m'engueule, parce que je m'enferme dans ma chambre, que je ne mange presque plus, que m'a chambre est un bordel... Merde ! Je bosse,
je suis en préparation, mais je crois qu'il ne comprenne pas... Mon père veux que je passe mon permis, hors, çà ne m'interesse guère, je suis persuadé que ma mort sera un accident. J'aime tellement prendre le tram, le métro, marcher, et observer, la population laide et sans personnalité. J'aime tellement me faire remarquer, me faire dévisager. J'ai envie de bouger ailleurs aussi, j'en ai un peu marre de voir les même têtes de con partout.
Bizarrement, j'ai du mal à rester les yeux fixer sur mon travail, je passe les trois quart de mon temps à peindre des mannequins à l'aquarelle, en écoutant en boucle le cover de Yasmina de la nouvelle star. Raaah je suis jalouse, sa voix est ... SUBLIME ! Merde . Puis lio m'énerve aussi, fallait que je le souligne. Cette femme est vraiment trop conne (çà aussi fallait que je le souligne) :) Aaah oui, et depuis bien plus d'une semaine, toute la classe s'est mise au régime, hier même la prof de gym était fière de nous, tellement tout le monde était motivé ( mais putain, si y avait un moyen d'abolir se cours ) j'ai vraiment du mal à tenir se régime, je tiens puis je ne tiens plus mais je fais de mon mieux, alors je vais me peser tout les matins, et ma figure affiche un large sourire quand j'apercois que j'ai perdu 200 gr. Et les gens me prennent pour une folle, t'a rien à perdre toi ! Mais j'aime la maigreur, les joues creuse, les clavicules qui ressortent...

# Posté le jeudi 26 mars 2009 09:34

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Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
[Baudelaire]

# Posté le lundi 16 mars 2009 12:21

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21 juin 1990

Je ne suis pas née à cette époque où Bruxelles chantait. Les meilleures années furent passées. En juin nonante, les problèmes du réchauffement climatique n'existaient pas, c'était le temps où les caractéristiques des quatre saisons étaient encore mémorables. Sur toutes les radios on annonçait l'été, les gens étaient enchantés de savoir que la magnificence des jours ensoleillés allaient enfin recommencer. Ce jour là, rares étaient les gens malheureux. Mais malgré tout, mes parents demeurèrent tout de même les plus heureux de la terre.


Ce matin là, à l'aube, ma mère était couchée dans un des lits à la clinique St Anne à Anderlecht, la chambre était assez grande pour accueillir un grand nombre de personnes. Son ventre rond était immense, comme un ballon baudruche gonflé à bloc et prêt à exploser. L'accouchement allait bientôt se dérouler après quatre jours de retard. On me regardait à l'écran pour la dernière fois, les pulsations de mon c½ur allaient parfaitement bien et ma respiration était également très bonne. Je baignais donc encore dans ce liquide amniotique qui m'apportait bonheur et chaleur. Jamais l'envie de sortir de ce paradis ne me vînt à l'esprit, sortir de ce jardin d'Eden m'était même impensable. Pourtant je réalisais que dans quelques heures, la fin serait proche. Jamais je n'imaginais ma sortie de cet endroit. Le passage à une autre vie, pour aller où? Quel désastre...
J'étais là, repliée, sur moi-même, je ne pouvais plus culbuter dans tout les sens, je ne me posais point de question, j'ignorais ce qui allait m'arriver. Mes neurones pouvaient à présent entrer en connexion. Mes papilles gustatives fonctionnaient, c'étais merveilleux de pouvoir ressentir une telle saveur en étant nourri. Mes yeux ouvert, je passais de l'ombre à la lumière. Des sons me parvenaient dans lesquels une voix m'était devenu plus particulièrement familière. Je ne bougeais plus je commençais à me sentir trop petite, compressée. Quel paradoxe, c'est moi qui ne voulais pas sortir de ce petit coin unique, et par manque de place, je poussais avec ma tête contre la paroi osseuse de l'utérus. J'entendais la voix d'un homme tout près de moi. Sans le vouloir je glissais lentement, vers nul part. J'étais complètement écrasée, ma respiration devenait haletante. Je sentis alors une matière étrange et très curieuse sur mon crâne, quelque chose de nouveau qui m'était inconnu, cela me perturbait, je ne voulais plus sortir, j'étais prise d'angoisse. Mais je ressentais une pression, une charge qui me forçait à avancer. Alors je continuais, les yeux fermés. Toute ma tête fut prise dans cette matière étrange. Quelle frigidité, ma tête était dehors, je passais à autre chose J'étais comme les serpents qui se débarrassent de leur ancienne peau. Un partie glacial, et une autre torride. Mon corps était en totale opposition. Des frissons me parcouraient tout le long du corps afin que la température de mon corps soit semblable partout. Enfin mon corps finit par sortir entièrement. J'étais soulagée que cette torture soit terminer. Le docteur Bayot, me donna à ma mère. Je reconnaissais sa voix, elle était beaucoup plus portante qu'avant. Ensuite, la sage femme me reprit pour aller me laver. Elle me passa sous un liquide chaud, elle me lavait lentement, avec tant de prudence. Je ressentais en moi son expérience. Elle me parlait, mais je ne comprenais pas un mot de son charabia. Ensuite on m'a posé dans le berceau, mon père m'a pris, puis toute la famille est passée. Chaque phrase que j'entendais, était exprimé avec exclamation « ma que bella » « Loredana » « Oh les même yeux de son papa». Ca devenait insupportable, mais malgré tout j'étais plongée dans mon sommeil. Je tenais très souvent leur gros doigt dans ma main. Je ressentais différents types de mains, froides, rêches, humides, grasses, ... Les miennes étaient les plus douces. Le lendemain le docteur me reprit en mains et alla me peser 4 kg 110, disait il, et 54, 5cm. Un gros bébé, malgré des parents très minces. Après trois jours à l'hôpital, nous sommes rentrés à la maison.


# Posté le mercredi 11 mars 2009 11:11

Modifié le lundi 16 mars 2009 12:27

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Bathroom I II III IV



Ce fut inopiné, brutal...
Une douleur dans ma poitrine, se propagea jusqu'à l'arrière de mon sternum. Cette douleur intense, fut fatale, elle serrait ma poitrine, se diffusait dans mon bras gauche et contractait ma machoire. Je pensais que cette douleur allait s'arrêter mais au contraire, elle devenait de plus en plus forte, j'étais pris d'angoisse, moi Andy Warhol, toujours intrigué par la mort, j'avais l'impression que cette fois elle allait m'emporter avec elle. J'étais couché sur ce lit, agité, en sueur, une goutte d'eau tomba dans le blanc de mon oeil, et me brula la cornée. Je voyais trouble, le langage des infirmiers me paraissait si rapide, je n'y comprenais plus rien. Des éructations incessantes me donna des nausées, je sortis de mon lit m'étala au sol. La tête face contre terre, je me vomissais dessus. Des infirmières couraient dans tous les sens, mais l'intensité de leurs voix s'éloignaient de plus en plus. Leurs visages me paraissait grisonnant, flou, et les couleurs disparaissaient. Sur le lit à roulette de ma chambre, je traversais les couloirs à la vitesse de la lumière, jusqu'au moment ou plus rien. Plus un seul son, mais juste les images de mon opération me traversait la tête. Des images horribles, de moi même. Andy Warhol, n'étais plus ?
Pourtant je voyais, je pensais, je pensais encore... Mais d'un coup, un frisson, une impression de passer à travers ce lit. Une sensation indescriptible me parcouru le corps. Il fallait le vivre pour le comprendre, il n'y avait pas de mot. C'était un peu comme devoir expliqué le goût du sel à quelqu'un qui n'en avait jamais manger. Impossible à décrire. Je marchais à présent à côté de ma scène, je me voyais là à côté de moi même le teint pâle pleins de crispations, des cicatrices sur la peau, les cheveux gris, couché sur cette table d'opération, des medecins avec leur électrocardiogramme, ils étaient bien trente autours de moi. Ridicule ! Tous celà, pour moi. J'avais une vision à travers les murs, je voyais d'autres gens s'en aller vers le ciel...

# Posté le dimanche 08 mars 2009 13:19

Modifié le lundi 16 mars 2009 12:25

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Je ne sais pas si tu te souviens, on était tous ensemble, coucher sur le sable à greloter. Il devait bien être trois heure du matin. Le ciel était étoilé comme jamais. Le son harmonieux des vagues, me donnais des frissons, Les mêmes que lorsque j'écoutais cette chanson. Au loin l'horizon, le noir absolu, la brume, le flou, et à gauche cette ville aux loin illuminé. De l'autre côté c'est la plage qui ne s'arrête pas, c'est juste le parfait endroit. Impatiente qu'il y ait une prochaine fois.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 09:47

Modifié le mardi 07 avril 2009 16:55

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Magique, magnifique, face à ces couleur dans un ciel noir. Cahque éclat un souvenir, un voeux, une bouteille à la main, et boire à votre santé. Fumer les doigts glacés par ce froid, regarder cette fumer s'envoler et ne penser qu'à sois. Oublier le reste, faire défilé tout ses souvenirs, et être heureux de passer à autre chose.


# Posté le vendredi 02 janvier 2009 09:12

Modifié le lundi 16 mars 2009 12:25

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2009, j'ai l'impression que cette année se révelera la meilleur de toute mon existence. Intuition? J'avance, et j'efface mon passé. J'ai envie d'oublier le reste, la nostalgie m'emmerde, et me brise. Je ne regarde pas demain, non plus. Je vis ce présent à font les ballons. Je me prends le vent dans la gueule, parce que c'est bon. Je me colle un sourire sur la face, ou pas ? Au fond j'en ai envie... Parce que fumer une clope à la fenêtre la nuit, regarder les étoiles au ciel dans ce froid, ca me congèle les doigts, mais ca me réchauffe le coeur, çà me fait sourire, c'est ce qu'il y a de meilleur. L'odeur de la clope qui se mélange à la nuit glacée, me rapelle de nombreux souvenirs. Le meilleur endroit. Mauterndorf, sa rivière, sa campagne, et ses autrichiens, au regard froid, au teint livide ... Ce trou perdu, mais qui me manque parfois. Cet endroit m'inspire toujours autant dans mes écrits.

# Posté le lundi 22 décembre 2008 16:25

Modifié le lundi 16 mars 2009 12:25